vendredi 31 décembre 2010

Le livre numérique de demain sera un livre Web

Miroir de la version papier, interactif, enrichi, social... LEXPRESS.fr fait le point sur les différentes facettes du livre numérique avec Clément Monjou, du blogeBouquin.fr 

A quoi ressemble un livre numérique?
La notion de "livre numérique" est un peu fourre-tout. On peut néanmoins distinguer deux grandes familles de livres numériques.

D'un côté, il y a le livre qui reprend l'exact contenu du livre papier. On le peut lire sur n'importe quel support numérique, comme les liseuses à encre électronique - c'est un livre homothétique. 

De l'autre, il y a le livre 100% numérique, pensé numériquement, pour des supports adaptés. Il peut être multimédia ou disponible sous forme d'application - auquel cas on se rapproche plus d'une base de données que d'un objet "livre".

Pourquoi la copie privée agace les fabricants de tablettes

Une tablette de la marque Archos.
La Commission sur la rémunération pour copie privée a adopté, mardi 14 décembre, un nouveau barème, suscitant notamment la colère du fabricant d'électronique français Archos (lien vers l'article) , mais aussi du fournisseur d'accès Free [dont le fondateur, Xavier Niel, est actionnaire du groupe Le Monde], qui estime que sa nouvelle box Internet devrait être exclue de l'assiette de la taxe sur la copie privée.

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Comparatif des lecteurs sur MicroHebdo

MHUn comparatif de huit lecteurs du côté du dernier numéro de MicroHebdo. Grand vainqueur le Sony PRS-650 suivi du Kindle et du Samsung E65. Le Cybook Orizon loin derrière après le FnacBook et l'Oyo, quand même surprenant. Ainsi que l'absence totale du PocketBook 602! 

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dimanche 19 décembre 2010

Vote du budget 2011 à la Région Ile-de-France L’amendement sur la formation des petits éditeurs au numérique a été approuvé.

Sur proposition de Serge Guérin, son président, et Jérôme Impellizzieri, membre de son conseil d’administration, le MOTif a souhaité, dès 2011, la mise en œuvre d’une formation à l’édition numérique pour les petites maisons d’édition indépendantes de moins de dix salariés ou fonctionnant sans salarié. L’amendement a été adopté la nuit dernière dans le cadre du vote du budget de la Région. Une enveloppe de 150 000 € sera donc consacrée à la formation des éditeurs franciliens au numérique.

dimanche 12 décembre 2010

Google Books : les deux logiques de Google

Quand on arrive sur la home du nouveau Google Books Edition (il faut avoir une IP américaine pour cela, sinon, visiblement, vous n’accéderez à rien d’autre qu’à l’ancienne interface puisque le projet pour l’instant ne se destine qu’aux Etats-Unis : une ouverture pour l’Europe est prévue début 2011), que vient de lancer Google.

Il y a désormais deux projets Google Books - l’un est magasin en ligne qui permet d’acheter et de consulter des livres électroniques (Google ebooks store), l’autre est un moteur de recherche dédié aux livres (Google Books Search) (sans compterGoogle Scholar dédié aux articles de revues qui est pleinement complémentaire dans le champ de la connaissance) - et il n’est pas sûr qu’ils parviennent à nouveau à se rejoindre un jour.

dimanche 5 décembre 2010

Livre numérique : l'offre ou la demande

L’émission A bon entendeur, sur la TSR, consacrait il y a peu un sujet au livre numérique (13′) qui résume bien certains des enjeux, notamment de savoir qui de la poule où l’oeuf, de l’offre ou de la demande, construit le marché.

Rebâtir la confiance dans l’exploitation de l’oeuvre

Enfin ! Les auteurs seraient-ils enfin en train de se réveiller ? C’est ce qu’on peut penser en lisant l’excellente (et très amusante) tribune de Paul Fournel, Cécile Guilbert, Hervé Le Tellier, Gérard Mordillat et Gilles Rozier sur LeMonde.fr. Un texte qui dénonce la prévarication que tente le monde de l’édition sur l’exploitation numérique des oeuvres.
Alors qu’au format papier, l’éditeur touche en moyenne le double de l’auteur, au format numérique, l’éditeur s’apprête à toucher 7 fois plus que l’auteur. Un rapport qui n’est pas équitable, dénoncent avec raison ces auteurs (à la suite du Groupement des auteurs de BD du Syndicat National des Auteurs Compositeurs qui avaient dressés les mêmes remarques il y a quelques mois), d’autant que les plateformes numériques (Amazon, Apple, Google) font toutes de bien meilleures offres aux auteurs (non seulement financièrement, mais également en capacité de distribution). Or, ce sont bien les auteurs qui détiennent les droits numériques de leurs oeuvres : elles n’appartiennent pas “naturellement” à l’éditeur, comme l’espéraient ouvertement ces derniers dans une inique pétition pour le #prisunic du livre qu’ils lancèrent fin septembre et comme le dénonçait fort justement l’écrivain François Bon récemment.

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mercredi 1 décembre 2010

3 livres numériques enrichis 100% français

3 ebooks enrichis sur iPad coproduits par l’éditeur Leezam et la BPI, avec la collaboration de l’IRI et le ministère de la Culture et de la Communication, ont été présentés à la presse et aux lecteurs, lors d’une conférence qui s’est tenue au Centre Beaubourg, lundi après midi.
Animée par Elizabeth Sutton, cette table ronde réunissait dans un premier temps les auteurs qui ont présenté leurs livres. En seconde partie de la conférence, Gwendal Bihan, fondateur de
Leezam, Christophe Evans, sociologue à la Bibliothèque Publique d’Information, Vincent Puig, directeur adjoint de l’IRI et Noam Assayag assistant de projet à l’IRI ont commenté les aspects techniques inhérents à ce projet qui voit le jour.
Initié en 2010, le projet a pour but de
proposer aux lecteurs une alternative aux livres homothétiques pour le moment encore dominants chez les éditeurs.


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lundi 22 novembre 2010

Les sénateurs instaurent un taux réduit de TVA sur le livre numérique

24384_une-livre-numerique.1290434103.jpgLes sénateurs ont adopté contre l’avis du gouvernement,  lundi 22 novembre dans le cadre de l’examen du projet de budget pour 2011, un amendement qui porte le taux de TVA du livre numérique à 5,5 % comme pour le livre papier. “Il s’agit de développer une offre légale attractive”, a plaidé Catherine Morin-Desailly (Union centriste) au nom de la commission de la culture du Sénat qui avait adopté cet amendement.

samedi 20 novembre 2010

La BD se cherche un avenir numérique

Les bulles vivent mal le passage vers les téléphones intelligents et la lecture sur tablette numérique fragmente parfois les planches de bandes dessinées. Pour exister en format numérique, le neuvième art est donc contraint à se réinventer.

Depuis quelques mois, l'univers de la bande dessinée cherche lui aussi sa place dans les nouveaux espaces de communication, en faisant résonner le contenu de ses nombreux phylactères sur les écrans des iPad, iPhone et autres téléphones intelligents. Une mutation en cours avec en trame de fond des auteurs qui s'inquiètent, des consommateurs qui ne sont pas au rendez-vous et des éditeurs qui tâtonnent et trébuchent, parfois. La transformation est timide.

STOP aux DRM

drmepub_m.1290183309.jpgLe DRM pour Digital Right Management - ou Gestion des droits numériques ou encore dispositifs de contrôle d’usage - est une mesure technique de protection sur les supports numériques permettant de restreindre ou interdire la lecture ou certaines fonctions de lecture ainsi que d’identifier les oeuvres. Le DRM est la plaie du livre numérique, comme il l’a été du fichier musical ou comme il l’est encore au DVD. Plus qu’un outil de protection contre le piratage, le DRM est “un outil de protection contre le lecteur” qui n’a d’autre but que de le faire fuir.

Google et Hachette enterrent la hache de guerre

Google et Hachette Livre ont annoncé mercredi la signature d'un protocole d'accord fixant les conditions de la numérisation par le géant américain des œuvres en langue française épuisées dont les droits sont contrôlés par l'éditeur français.

Le Syndicat national de l'édition, rejoint par plusieurs grands éditeurs français, dont Hachette, avait déposé plusieurs recours contre Google Livres, la "bibliothèque virtuelle" du moteur de recherche. Les éditeurs reprochent au géant du Web d'avoir numérisé plusieurs centaines de milliers d'ouvrages sans demander pour chacun l'autorisation des ayants droit. Sur ce point, le tribunal de grande instance de Paris a donné raison aux éditeurs en décembre dernier, un jugement dont Google a fait appel.


Accord Google-Hachette : stupeurs et tremblements


Vingt-quatre heures après avoir signé un protocole d'accord avec Google, établissant un cadre légal pour permettre la numérisation d'oeuvres épuisées,Arnaud Nourry, PDG d'Hachette Livre, numéro un de l'édition française, a semé le trouble parmi les éditeurs français et les pouvoirs publics. Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, a rappelé que "les questions de la numérisation et des droits des oeuvres indisponibles font l'objet d'un travail commun" entre les acteurs de la chaîne du livre. Au ministère de la culture, on critique "le manque de concertation" et on craint que l'initiative d'Hachette ne vienne briser le front uni que présentaient les éditeurs français face à Google.

lundi 15 novembre 2010

Les limites de Google Books

“Il y a de l’intelligence humaine derrière le moteur de recherche, bien sûr, mais il devient inintelligible par le niveau et la complexité de l’algorithme” - Clay Shirky

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Alexis Madrigal pour The Atlantic est allé voir comment fonctionnait l’algorithme de Google Books, nécessairement bien différent du Page Rank, qui mesure lui le poids des liens entre les pages web. Or, il n’y a pas d’hyperliens entre les livres permettant de donner un poids entre les oeuvres les unes par rapport aux autres. Ce qui nécessite de prendre en compte d’autres critères. Le Book Rank de Google prend en compte plus de 100 signaux, explique Matthew Gray, ingénieur logiciel en chef de Google Books. “Lorsque vous recherchez un livre, Google Books ne regarde pas seulement la fréquence des mots ou si votre requête correspond au titre d’un livre. Il prend également en compte la fréquence des recherches, les ventes de livres récentes, le nombre de bibliothèques qui détiennent le titre et combien de fois un vieux livre a été réimprimé.” Autant de signaux sensés améliorer la pertinence du moteur.


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SocialBooks : une première application de la lecture sociale

Le futur de la lecture sera résolument social ! Après les initiatives de Barnes & Noble (prêt d’ebook), Amazon (échange de commentaires entre lecteurs), Shelfari ou encore Babelio (clubs de lecture), voici SocialBooks, un nouvel acteur qui entend redéfinir notre expérience de lecture en lui donnant une touche “Web 2.0″.

Se présentant sous la forme d’une application iPad, SocialBooks (encore en beta privée) permettra aux utilisateurs de partager leurs passages favoris, leurs commentaires, leurs notes avec leurs amis et leur communauté, via Facebook, Twitter ou mail.

Dans un premier temps, seuls les livres du domaines public seront accessibles depuis l’application, mais SocialBooks prévoit d’intégrer dans le futur des solutions permettant d’acheter et télécharger des livres auprès des e-libraires ou directement depuis la bibliothèque SocialBooks de ses amis.

mercredi 10 novembre 2010

Quels usages du livre électronique dans les apprentissages ?

Le livre électronique est en plein essor. Ses usages pédagogiques restent encore à inventer. L'article traite de la définition du concept de livre électronique, et présente les résultats d'études récentes sur ses usages à l'université et à l'école primaire.

Différents termes sont associés au concept de livre électronique, tels que livre numérique, e-book, ou e-paper. Ils désignent parfois un document numérique (un contenu), parfois un outil de lecture de ces documents (un contenant). Dans cet article, c’est la définition donnée par l’institut IPSOS MediaCT, dans l’enquête « Le livre sera-t-il numérique ? », que nous retiendrons, à savoir qu’un « livre électronique est un livre dématérialisé, par opposition au livre sur support papier. Il s’agit d’un fichier informatique que l’on peut lire sur un écran (ou éventuellement écouter), par exemple sur un ordinateur, un téléphone, ou un terminal dédié… ».

dimanche 7 novembre 2010

Les écrits à l'heure du numérique

Bain & Company vient de présenter lors du 3ème Forum d'Avignon une étude sur "Les écrits à l’heure du numérique" : tablettes et liseuses numériques vont-elles avoir des conséquences décisives sur l’écosystème de l’écrit ? Bain & Company a interrogé 3000 consommateurs sur 3 continents pour analyser l’impact de ces supports sur les comportements de lecture. Les résultats suggèrent que plus de 20% des ventes de livres pourraient être numériques en 2015, captant jusqu’à 25% de la marge générée. L’impact sur la chaîne de valeur est important : politique de prix, relations entre distributeurs, éditeurs et auteurs sont à repenser.

Lien vers l'Etude           Lien vers l'article résumant cette étude

Pour rester maîtres de nos lectures il va falloir le demander

demandyourrights.1288957245.pngApple, Google et Amazon - ainsi que la Fnac bientôt avec son fnacbook, Chapitre.com et le sien… - savent très bien ce que vous lisez. Ils savent qui vous êtes : nom, prénom, adresse, numéro de carte bancaire, site web, parfois ils savent même si vous êtes auteur, lecteur, ou éditeur. Ils connaissent tous les livres que vous consultez en ligne ou achetez dans leurs boutiques (pas dans celles des autres), ceux que vous avez envie d’acheter et ceux que vous recommandez à vos proches. Ils connaissent le nom des fichiers contenus dans vos machines. Il savent quand vous achetez un titre. Comment vous l’achetez. Où vous en êtes dans votre lecture. Ils connaissent les passages que vous avez annotés. Ils peuvent en déduire le temps que vous avez mis à lire un livre. Les moments où vous l’avez lu.

jeudi 4 novembre 2010

Lancement d’eBookPulp.com : site communautaire de publication de livres numériques.

Publier, partager et échanger en ligne autour de ses écrits, voilà la mission d’eBookPulp en direction de tous les auteurs novices ou confirmés de langue française.

Paris, le 3 novembre 2010
Offrir un espace d’expression, de visibilité et d’échange à tous les auteurs de langue française, voilà l’objectif qui a commandé la création d’eBookPulp, site communautaire de publication d’ouvrages numériques. Grâce à son système de classification facile d’utilisation, l’ergonomie de son site agréable et conviviale, la souplesse de sa liseuse intégrée qui permet une lecture sur écran optimale, la présence sur le même site de textes classiques et de créations originales disponibles dans la partie Atelier, eBookPulp apporte des solutions très faciles à appréhender, à prendre en main et à utiliser régulièrement tant par les auteurs que par leurs lecteurs.


Lien vers le site : http://www.ebookpulp.com.

jeudi 28 octobre 2010

Lire via nos navigateurs

Virginie Clayssen avait raison d’attirer notre attention sur la conférence Books in Browser organisée par l’Internet Archive à San Francisco la semaine dernière. Comme l’a précisé Brewster Kahle, cofondateur d’internet archive, en introduction, le potentiel de lecteurs via le web est bien plus important que le potentiel de lecteurs via des supports dédiés ou via des applications.
Par rapport aux supports dédiés ou aux applications, les livres dans le navigateur (Books in browsers) offrent un dispositif dédié permettant
- une expérience semblable à la lecture de livre ;
- la liberté de choisir parmi de nombreux dispositifs techniques ;
- la liberté de publier des ouvrages sans avoir à obtenir l’approbation d’une société et la capacité à mettre en place des bibliothèques de prêt de livres numériques.

Prêt de liseuses en bibliothèque

Afin de tester l’appétence des lecteurs pour le livre numérique, le MOTif fournit à 7 établissements des Yvelines et du Val d’Oise 23 liseuses qui proposent une sélection d’oeuvres, aussi bien du domaine public que de la rentrée littéraire.

 
Comment le numérique bouscule-t-il les pratiques de lecture ? Cette expérimentation de prêt de liseuses portée par le MOTif et la BDP des Yvelines vise à apporter quelques éléments de réponse à cette question.

La loi sur le prix unique votée par le Sénat, TVA à 5,5% abandonnée

La saga des projets de lois concernant le livre numérique a connu un nouvel épisode cette semaine. Comme nous l’apprenons sur le site du Sénat et par nos confrères de PCinpact, le Sénat a adopté la proposition de loi sur le prix unique du livre numérique et celle-ci a été envoyée devant l’Assemblée Nationale pour être soumise au vote.

lundi 25 octobre 2010

Distinction entre "Livre numérique" et "Livre numérisé"


-Un livre est dit numérisé lorsqu’il est issu d’un ou de plusieurs ouvrages primitivement réalisés sous une forme imprimée qui ont simplement fait l’objet d’un changement de support. C’est un ouvrage clos, achevé au même titre que l’œuvre papier dont il est directement issu. Il s’apparente à un fac-similé de celle-ci.

- Un livre est dit numérique lorsque l'ensemble qu'il constitue est originellement réalisé sous la forme de fichiers informatiques par un ou plusieurs auteurs dont il exprime le discours construit sous une forme achevée avec le concours d’un ou de plusieurs éditeurs. Appelé à une large diffusion par la voie exclusive d'Internet, il ne peut être lu que sur un écran, qu’il soit fixe ou mobile. Lorsqu’une oeuvre numérique fait en totalité l’objet d’un téléchargement sur un support papier, cette opération lui confère sous forme dérivée les caractères essentiels d’un livre.

jeudi 21 octobre 2010

Accompagner la mutation numérique du secteur de l’édition : la commission de la culture a adopté une proposition de loi sur le prix du livre numérique

Communiqué du 20 octobre 2010


La commission de la culture du Sénat a adopté ce matin la proposition de loi de Mme Catherine Dumas (UMP - Paris) et M. Jacques Legendre (UMP - Nord), président de la commission, qui fixe un cadre souple de régulation au livre numérique, ce dernier étant la principale révolution dans le monde du livre depuis Gutenberg.



En permettant aux éditeurs de déterminer le prix du livre numérique, l’objectif de ce texte est de préserver la chaîne de valeur, de l’auteur au libraire, en passant par l’éditeur. Rappelons que tel est le cas pour le livre « papier », en application de la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre (dite loi « Lang ») dont le bilan est très positif.
Comme l’a affirmé Mme Colette Mélot (UMP – Seine-et-Marne), rapporteur de ce texte, « L’objectif est d’accompagner les mutations en cours du marché du livre numérique, non pour les empêcher mais pour les réguler. En créant ainsi un cadre législatif sécurisant pour les acteurs de la filière, il s’agit d’encourager les professionnels, notamment les éditeurs et les libraires, à s’adapter aux évolutions et à développer des offres spécifiques au commerce du livre numérique. Il leur faut, en effet, développer une offre légale attractive et accessible, dans le respect des droits des auteurs auxquels nous sommes tous très attachés. »

Voir le dossier législatif à l’adresse suivante : http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl09-695.html

mardi 19 octobre 2010

ElabZ ! Le laboratoire sur le livre numérique est lancé.

Afin d’étudier dans la durée le piratage de livres sur le net, le MOTif crée un outil pour mesurer le phénomène. Il a aussi vocation plus largement à décrypter les usages de la consommation de livres numériques. C’est en fin de compte l’écosystème de ce marché naissant qui est au coeur de notre observation.
L’étude EbookZ ? parue en octobre 2009 a constitué la première étape des recherches du MOTif sur le piratage numérique de livres. À cette date, elle a pu conclure à la faible présence des livres français sur les réseaux pirates. Cependant, une observation régulière de ce phénomène apparaît nécessaire si l’on veut en suivre l’évolution, dans un marché du livre numérique en pleine progression



vendredi 15 octobre 2010

Les revues et le numérique

Le 20ème Salon de la Revue organisé par Ent’revues ouvrira ses portes ce vendredi de 20h à 22h et se poursuivra samedi 16 octobre de 10h à 20h et dimanche 17 de 10h à 19h30. On annonce pour ce 20ème anniversaire 200 exposants, 100 auteurs, 700 revues présentes ou représentées (portails – diffuseurs) et 30 animations, débats, tables rondes, lectures. Deux séances professionnelles autour des revues et du numérique sont également programmées, occasion pour moi de présenter ici les revues qui figurent au catalogue d’ePagine : du patrimoine de Gallimard (la NRF et la NRP numérisées) en passant par lePapiel, la revue sur l’actualité du livre et de la lecture jusqu’aux revues d’écriture numérique, D’ici là (animée par Pierre Ménard) et la toute jeune Intérieur luxe, sans oublier la critique et les sciences humaines.

Des bibliothèques numériques pour les communautés

L’internet 2.0 est fondé sur des communautés souvent de hasard. Et si l’on partait, avec le livre numérique, de communautés déjà constituées, qu’elles soient territoriales, académiques, entrepreneuriales? Et si on les dotait des nouveaux outils numériques, en les encourageant à communiquer entre elles? 

En grec, bibliothèque veut dire «coffre de livres». Avec une ambiguïté génératrice de tension. Une grande bibliothèque invite ses lecteurs à venir partager les ouvrages. Mais en même temps elle conserve, elle protège le patrimoine des livres anciens et rares. Il y a donc un conflit originel entre le savoir qu'elle distribue et ce qu'elle «met au coffre».
Installer une bibliothèque numérique, c'est ouvrir le coffre. Chacun peut y puiser un trésor. Il n'y a plus de contrainte d'immobilier, d'espace. Les livres ne s'usent pas. Ils sont consultables 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Si d'aventure, un jour, 10.000 lecteurs veulent consulter en même temps le même ouvrage, ils le peuvent. Le rationnement est aboli.

jeudi 14 octobre 2010

Vers l’industrialisation numérique

Frédéric Kaplan signait récemment une intéressante tribune sur le site de l’Atelier où il dézinguait le format ePub, format sous lequel se proposent désormais de plus en plus de livres au format électronique. Selon lui, la force et la faiblesse d’ePub repose sur son caractère recomposable (reflowable) : la mise en page des fichiers s’adapte aux caractéristiques des supports sur lesquels le fichier est lu. Cette caractéristique fait que, sur de nombreux supports, l’ePub donne des résultats très inférieurs au livre classique (voir, les logiciels de lecture à l’épreuve de leur lisibilité), pas tant parce qu’il n’incorpore pas toutes les règles typographiques, mais parce que le rendu dépend des supports et des réglages des logiciels. Pour Frédéric, le format permet peu d’interactivité : bien peu en tout cas par rapport au potentiel des livres applications. “En prenant la forme non plus d’un fichier interprété par une liseuse, mais d’un programme, le livre cesse d’être un document pour devenir à proprement parler une machine. On ne le décrit plus par l’intermédiaire d’un format mais sous la forme d’un langage de programmation. Ce langage spécifie non seulement le fond et la forme de l’œuvre, mais aussi les gestes qui permettent sa découverte.”

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mercredi 13 octobre 2010

Amazon lance un format court d'édition numérique, le "Kindle Single"

NEW YORK — Le groupe internet Amazon a lancé mardi un format court de l'édition numérique, à mi-chemin entre le roman et l'article de revue, qui sera vendu dans sa bibliothèque virtuelle dans la nouvelle catégorie "Kindle Singles".
"Les Kindle Singles auront leur propre section dans la boutique Kindle et coûteront bien moins qu'un livre normal", indique Amazon dans un communiqué. "Cette annonce d'aujourd'hui est un appel aux auteurs, penseurs, scientifiques, hommes d'affaires, historiens, responsables politiques et éditeurs à rejoindre Amazon pour fournir ce type d'oeuvre à travers le monde".

Sony lance un Prix du livre numérique

Parrainé par Bernard Werber, le prix sera remis au prochain Salon du livre de Paris.
Est-ce une manière d'exister face à l'iPad d'Apple qui vient de franchir les 4,5 millions de supports vendus dans le monde ? Sony annonce la création d'un Prix du livre numérique, avec le magazine Lire et la rubrique culture du site internet de L'Express (tous deux appartenant au groupe belge Roularta) comme partenaires. 

Soyons maîtres de nos annotations !

James Brindle (blog) était à Francfort et a fait une remarquable présentation qu’il a mise en ligne sur son site sur la forme du livre et de son aura. Pour lui, l’avenir du livre ne réside pas dans la copie (homothétique ou pas), mais dans son aura, son ombre, son double virtuel - l’ombre informationnelle qu’évoquait Mike Kuniasvksy… et qui le conduit à lancer Open Bookmarks, un projet de standard pour créer un cadre technique permettant d’enregistrer, de stocker, de partager des signets, des données et d’annoter des livres électroniques.


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mardi 12 octobre 2010

Les droits numériques obsèdent la Foire de Francfort

A Francfort, où se tient le premier marché mondial des droits éditoriaux, les maisons d'édition françaises cherchent à sécuriser leurs droits numériques sur les oeuvres étrangères qu'elles publient. C'est devenu le nerf de la guerre.

A la 62 e Foire internationale du livre de Francfort, qui a ouvert ses portes mercredi, les droits numériques sont devenus le nerf de la guerre. Les éditeurs français hébergés dans le hall 6 espèrent avoir gagné une manche dans cette bataille. Après un bras de fer de plusieurs mois avec l'agent littéraire Andrew Wylie, ce dernier leur aurait assuré en début de semaine que sur le marché hexagonal les droits électroniques et les droits du livre imprimé des oeuvres ne seraient pas vendus à des éditeurs distincts. L'agent aurait ainsi choisi de jouer l'apaisement, après la pétition lancée la semaine dernière par les maisons d'édition françaises -grandes et petites -pour défendre leurs droits sur les livres numériques « face aux initiatives de certains agents qui veulent se positionner en concurrents directs ». Allusion à la tentative -avortée -d'Andrew Wylie de passer en direct un accord avec Amazon pour vendre des livres sur son Kindle.

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Les bornes numériques débarquent dans six librairies parisiennes

Après Doucet au Mans, première librairie à avoir proposé à ses clients d’acheter des livres numériques depuis une borne grand public dans leur magasin (souvenez-vous), six librairies parisiennes viennent également de s’équiper en bornes numériques via ePagine ( Delamain,Lamartine, L’arbre à lettres Bastille, Le Divan, Librairie Gallimard,Librairie de Paris).

ePagine, dont l’ambition est de permettre à tout libraire de vendre en ligne et en magasin l’ensemble de l’offre papier et numérique des éditeurs, a proposé à plusieurs librairies de s’équiper en bornes numériques grand public. Six d’entre elles, toutes parisiennes, ont souhaité tenter l’expérience ; les libraires
Delamain, Lamartine, L’Arbre à Lettres Bastille, Le Divan,Gallimard et de Paris peuvent donc désormais proposer, conseiller et vendre en magasin les catalogues des groupes Hachette, Flammarion, Gallimard, Le Seuil/La Martinière mais aussi ceux des éditions Eyrolles, les livres 100 % numérique de publie.net, Librid, Numeriklivres ou encore les catalogues des éditeurs canadiens (les Guides Ulysse, par exemple).

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samedi 9 octobre 2010

La rentrée littéraire est aussi numérique

Chaque mois de septembre ramène son lot de nouveautés en librairies, et parmi elles, de titres et de noms qui résonnent de média en média et de sélection de prix en sélection de prix… Ce phénomène qui tient le monde des lettres en effervescence, c’est la rentrée littéraire. Mais qu’en est-il de sa version numérique ? De quelles innovations s’enrichira prochainement l’e-book et ses supports ? Les réponses affluent tant dans les domaines technologique ou éditorial que législatif.

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La BNF préfère Microsoft à Google

Le géant informatique américain va indexer sur son moteur de recherche Bing les œuvres de la bibliothèque en ligne Gallica. Quelque 1,2 million de documents seront accessibles dès l'an prochain.
Une page de l'histoire numérique de la BNF se tourne. Aux côtés de Steve Ballmer, PDG de Microsoft, le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), Bruno Racine a signé jeudi un partenariat avec le géant américain. Pour la première fois, la plus grande bibliothèque de France autorise un groupe privé, Microsoft, à indexer les œuvres libres de droits de sa bibliothèque numérique, Gallica, sur son moteur de recherche, Bing.

jeudi 7 octobre 2010

Proposition de loi relative au prix du livre numérique

La révolution numérique concerne désormais pleinement le secteur du livre. Les rapports sur le sujet, nombreux et constructifs, ont dévoilé un paysage très évolutif et éclairé un avenir incertain.
La réflexion sur une régulation du prix du livre numérique a été initiée dans le cadre de la commission constituée sous la présidence de M. Bruno Patino qui a remis son rapport le 30 juin 2008. Ce dernier plaide très nettement pour une mesure normative permettant aux ayants-droit de conserver la maîtrise du prix du livre dans l'univers numérique.


 Texte de loi

Le triple casse-tête du prix du livre numérique

Dernier bastion des industries culturelles à basculer dans le numérique, l'édition française espère éviter les écueils qui ont ruiné les majors du disque. Obligées de dessiner un avenir qu'elles ne maîtrisent pas, les grandes maisons soutenues par leurs alliés traditionnels, les libraires, se sont investies dans un combat : celui de la transposition aux oeuvres dématérialisées du modèle créé pour les ouvrages imprimés, qui s'articule autour de la loi Lang de 1981 sur le prix unique.

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Rapport sur le livre numérique 2008

Ministère de la culture et de la communication. Département de l’information et de la communication. Service de presse .
Rapport 2008

Le livre numérique augmenté: un formidable potentiel éducatif

Le développement conjugué de l'édition numérique et de nouveaux dispositifs de lecture, alliant des technologies d'affichage de plus en plus performantes à des logiciels de lecture enrichie, ouvre de prometteuses perspectives pour le déploiement de livres augmentés à destination des enfants qui apprennent à lire.
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