Enfin ! Les auteurs seraient-ils enfin en train de se réveiller ? C’est ce qu’on peut penser en lisant l’excellente (et très amusante) tribune de Paul Fournel, Cécile Guilbert, Hervé Le Tellier, Gérard Mordillat et Gilles Rozier sur LeMonde.fr. Un texte qui dénonce la prévarication que tente le monde de l’édition sur l’exploitation numérique des oeuvres.
Alors qu’au format papier, l’éditeur touche en moyenne le double de l’auteur, au format numérique, l’éditeur s’apprête à toucher 7 fois plus que l’auteur. Un rapport qui n’est pas équitable, dénoncent avec raison ces auteurs (à la suite du Groupement des auteurs de BD du Syndicat National des Auteurs Compositeurs qui avaient dressés les mêmes remarques il y a quelques mois), d’autant que les plateformes numériques (Amazon, Apple, Google) font toutes de bien meilleures offres aux auteurs (non seulement financièrement, mais également en capacité de distribution). Or, ce sont bien les auteurs qui détiennent les droits numériques de leurs oeuvres : elles n’appartiennent pas “naturellement” à l’éditeur, comme l’espéraient ouvertement ces derniers dans une inique pétition pour le #prisunic du livre qu’ils lancèrent fin septembre et comme le dénonçait fort justement l’écrivain François Bon récemment.
Lien vers l'article