jeudi 14 octobre 2010

Vers l’industrialisation numérique

Frédéric Kaplan signait récemment une intéressante tribune sur le site de l’Atelier où il dézinguait le format ePub, format sous lequel se proposent désormais de plus en plus de livres au format électronique. Selon lui, la force et la faiblesse d’ePub repose sur son caractère recomposable (reflowable) : la mise en page des fichiers s’adapte aux caractéristiques des supports sur lesquels le fichier est lu. Cette caractéristique fait que, sur de nombreux supports, l’ePub donne des résultats très inférieurs au livre classique (voir, les logiciels de lecture à l’épreuve de leur lisibilité), pas tant parce qu’il n’incorpore pas toutes les règles typographiques, mais parce que le rendu dépend des supports et des réglages des logiciels. Pour Frédéric, le format permet peu d’interactivité : bien peu en tout cas par rapport au potentiel des livres applications. “En prenant la forme non plus d’un fichier interprété par une liseuse, mais d’un programme, le livre cesse d’être un document pour devenir à proprement parler une machine. On ne le décrit plus par l’intermédiaire d’un format mais sous la forme d’un langage de programmation. Ce langage spécifie non seulement le fond et la forme de l’œuvre, mais aussi les gestes qui permettent sa découverte.”

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