Le 4 février se tenait à l'Hôtel de Massa une assemblée générale regroupant différents acteurs du monde du livre. Ordre du jour : les droits numériques.
Paul Fournel, Hervé Le Tellier et Gilles Rozier, auteurs de la tribune publiée dans le Monde du 2 décembre dernier, Inéquitables droits du livre numérique, animaient vendredi 4 février une assemble générale spéciale consacrée aux droits numériques. Actualitte.com était présent et en donne un compte-rendu détaillé. Voici les trois points qui ont fait débat.
Rémunération des auteurs Un auteur ne touche que 10% sur la publication de son livre papier, parce qu'une part importante les frais d'impression et de diffusion assumés par l'éditeur sont importants. Qu'en est-il pour l'e-book, étant donné que les frais de numérisation et de diffusion du livre sont quasiment nuls ? Le problème de la rémunération, s'il défavorise pour le moment les auteurs, devrait finalement remettre en cause le modèle de l'édition traditionnelle. Déjà discrédités par leur difficile adaptation au format numérique, les éditeurs perdront de nombreux contrats.
Durée d'abandon des droits Un ouvrage papier, lorsqu'il est publié, est généralement épuisé au bout de quelques années. L'auteur récupère les droits sur son oeuvre à ce moment. Mais l'e-book, lui, n'est jamais épuisé. Ainsi, si la législation sur les droits d'auteurs n'est pas modifiée, un écrivain devra céder les droits sur son livre à vie. La solution préconisée: un système de contrat proposant la cession des droits pour une durée limitée à 3 ans.
Piratage La seule loi Hadopi suffira-t-elle à dissuader d'éventuels lecteurs malintentionnés? Avec les problèmes de piratage et l'impossibilité de protéger parfaitement les textes sur Internet, les auteurs craignent pour l'intégrité de leur travail. Angoisses justifiées, à moins que l'auteur numérique accepte de voir ses textes prendre vie sur le réseau, et décide librement de participer à une nouvelle aventure d'écriture collective ...
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